Clennedaques, la Sainte-Catherine et Marguerite Bourgeoys.

Fêter la Sainte-Catherine à l’école dans les années 1950

Aujourd’hui, 25 novembre c’est la Sainte-Catherine ! Même si maintenant on ne célèbre plus cette fête dans les écoles du Québec, elle était dans les années 1950 très populaire auprès des élèves et des institutrices. Chez nous, on la fête encore, mais pour des raisons personnelles.

L’album de BD Une année de célébrations de la série Histoires d’escaliers.

Voici une histoire sur la Sainte-Catherine à l’école, un extrait de mon dernier album Une année de célébrations de la série de bandes dessinées Histoires d’escaliers. Les histoires ont pour cadre les principales fêtes célébrées au Québec, à la fin des années 1950. La série Histoires d’escaliers met en scène deux jeunes enfants francophones, Doudou et Danny, ainsi que leurs amis, dans le Montréal de la Grande Noirceur, les dernières années précédant la Révolution tranquille. Le livre offre une lecture à deux niveaux. Les pages de bandes dessinées racontent de façon humoristique un aspect particulier des fêtes, tel que vu et compris par les jeunes enfants. De courts textes informatifs accompagnent les histoires et permettent de mieux situer les célébrations dans leur contexte politique, social ou encore historique.

La Sainte Catherine à l’école

La tradition de fêter, le 25 novembre, la Sainte-Catherine dans les écoles au Canada français remonte à très loin, peut-être même au début de la colonie. Cependant, elle n’a rien à voir avec celle de se moquer des jeunes filles célibataires de 25 ans et plus, ces Catherinettes qui coiffaient ce jour-là, Sainte-Catherine. En effet, la fête célébrée dans les écoles était en l’honneur de Marguerite Bourgeoys, première institutrice au Canada. L’histoire raconte qu’elle aurait fabriqué des friandises à la mélasse pour attirer les jeunes enfants à son école. La Sainte-Catherine était donc l’occasion d’organiser dans les classes de petites (ou grandes) fêtes et de fabriquer et manger de la tire Sainte-Catherine. Ces bonbons, faits dans les familles ou achetés au magasin, portaient aussi d’autres noms tels que « clennedaques » et « Kiss ». Si dans les années 1950, la Sainte-Catherine est largement célébrée dans les écoles, ce n’est plus cas aujourd’hui.

Un petit mot sur le vocabulaire:

Clennedaque, tire à la mélasse, tire Sainte-Catherine : friandise faite à base de mélasse. Le mot tire vient du fait que, une fois le mélange refroidi, il faut bien l’étirer avant de le couper en petits morceaux. Les bonbons sont alors enveloppés dans des papillotes. On les appelle aussi clennedaques (prononciation francisée du mot Klondyke, nom d’une marque de commerce du bonbon) et kiss. Ces friandises sont très populaires aussi à l’Halloween. Cette tire est différente de la tire d’érable, qui, elle, est faite à partir d’eau d’érable bouillie

La Sainte-Catherine à l'école. Page 1. Danièle Archambault

La Sainte-Catherine à l’école. Page 1. Danièle Archambault

La Sainte-Catherine à l'école. Page 2. Danièle Archambault

La Sainte-Catherine à l’école. Page 2. Danièle Archambault

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