Histoires d’escaliers. Une année de célébrations !

Le dernier album de la série Histoires d’escaliers est arrivé !

Histoires d’escaliers-Une année de célébrations ! Danièle Archambault

Histoires d’escaliers-Une année de célébrations ! Danièle Archambault

La culture et la langue d’un peuple sont en continuelle évolution. Celle-ci se reflète, entre autres, dans nos fêtes et dans notre façon de les célébrer. Une année de célébrations !, dernier album de la série de bandes dessinées Histoires d’escaliers, est un recueil de courtes histoires et d’illustrations ayant pour sujet les principales fêtes célébrées au Québec, à la fin des années 1950. La série Histoires d’escaliers met en scène deux jeunes enfants francophones, Doudou et Danny, ainsi que leurs amis, dans le Montréal de la Grande Noirceur, les dernières années précédant la Révolution tranquille.

La Grande Noirceur

Pour les jeunes enfants, la Grande Noirceur veut dire surtout un système d’éducation public confessionnel, généralement catholique pour les enfants de langue française. Les garçons et les filles n’étudient pas dans les mêmes écoles, et s’ils se retrouvent parfois dans un même établissement, ce sera dans des classes séparées. À l’école, l’éducation religieuse des enfants est incorporée dans toutes les matières. L’omniprésence de l’Église se fait sentir dans la vie quotidienne comme dans les évènements spéciaux, et même dans les fêtes civiles. Dans les années 1950, tout au long de l’année, le calendrier est ponctué par diverses fêtes, mais qu’elles soient civiles ou liturgiques, institutionnalisées ou populaires, on retrouve toujours un mélange de religieux et de séculaire dans les célébrations.

Histoires humoristiques et récits informatifs

Le livre offre une lecture à deux niveaux. Les pages de bandes dessinées racontent de façon humoristique un aspect particulier des fêtes, tel que vu et compris par les jeunes enfants. De courts textes informatifs accompagnent les histoires et permettent de mieux situer les célébrations dans leur contexte politique, social ou encore historique. Au départ, l’album se voulait un simple recueil de courtes bandes dessinées, d’illustrations et même de cartes de souhaits créées au fil des années et inspirées par une de nos nombreuses fêtes, tels Noël, le Nouvel An, la Saint-Patrick, la Saint-Valentin, Pâques, et bien d’autres. Mais le projet est devenu rapidement plus complexe. Pour rendre l’album plus cohérent, plus complet et représentatif de toute une année, il a fallu rajouter plusieurs histoires comme celles du mois de Marie, de la Fête-Dieu, ou encore de la bénédiction paternelle, au jour de l’An. L’ajout de textes d’accompagnement s’est aussi imposé afin de permettre à tous les lecteurs, quels que soient leur âge ou leurs origines, de mieux apprécier le contenu des histoires, particulièrement quand elles ont pour sujet une fête qui n’est plus célébrée dans le Québec contemporain.

Un glossaire

Comme dans les autres albums de la série, on retrouve dans celui-ci aussi, un glossaire. Les personnages de ces histoires vivent au Québec. Le français parlé au Québec, comme les autres dialectes français à travers le monde (France, Belgique, Suisse, Haïti, etc.), possède des caractéristiques qui lui sont propres et qui ne sont pas nécessairement connues de toute la francophonie. J’ai inclus dans ce petit glossaire certains mots et expressions qui, généralement, ne figurent pas, pour diverses raisons historiques et culturelles, dans les grands dictionnaires de la langue française

On ne trouvera pas dans Une année de célébrations ! un relevé exhaustif, mais plutôt un éventail des fêtes les plus représentatives de l’époque. Cet album de bandes dessinées a pour but premier de distraire le lecteur, de le faire rire, à tout le moins sourire. J’espère que sa lecture suscitera aussi une réflexion sur l’évolution des coutumes et traditions qu’a connue le Québec dans les soixante dernières années.

Carême !

Le Carême, c’est le Carême !

Dernièrement, j’ai mis de côté la série Histoires d’escaliers pour me concentrer sur mon blogue-webcomic Une année sans alcool. J’y reviendrai à temps plein dès que l’album papier du web-comic sera terminé. Mais j’ai quand même trouvé le temps de faire cette planche dont j’avais écrit le script l’année dernière.  On y retrouve Doudou, son amie Marion, son amie-ennemie, la terrible Louise Valcourt et sa maîtresse de première année. À la fin des années 1950, au Québec,  le Carême n’était pas une option. Et c’était une affaire très sérieuse. Aucun bonbon n’était toléré, aucune friandise.  Rien de sucré, rien de doux, rien de… bon, n’était permis. À l’école, les écolières étaient surveillées par leurs maîtresses et par les autres enfants.

Historie de Carême par Danièle Archambault

Historie de Carême par Danièle Archambault

Cette histoire est basée encore une fois sur un souvenir d’enfance. Dans ce cas-ci, Doudou et Marion ont vraiment mal à la gorge et ces pastilles, qui effectivement ne goûtaient pas bon (elles étaient vertes et avaient un goût de médicament) étaient vraiment permises. Mais je me souviens d’une année où on a vu apparaître sur le marché des pastilles rouges au goût… de cerise. Soudainement, il y a eu une épidémie de mal de gorge pendant le Carême et la directrice de l’école a fini par interdire toutes les pastilles à l’école. Même celles qui avaient mauvais goût…

Stairway Stories. Back to School!

Back to School? So soon?

(Pour la version française, cliquer ici)

Back to school time always comes too quickly for children. Even though, back in the 1950s, in Québec, kids went back to school only after LabourDay, in early September, Doudou and her friends are not happy about going back to school while they’re still enjoying the beautiful summer days!  Like all the other kids in public schools, they have to put on their school uniforms and walk to a brand new school year. They would rather keep playing…

Back to school? So soon?

Back to school? So soon?

Histoires d’escaliers. Rentrée scolaire

La rentrée scolaire ? Déjà ?

(English version, click here)

La rentrée scolaire arrive toujours trop vite pour les enfants. À l’époque de Doudou et Danny, elle n’arrivait pourtant qu’après la fête du Travail, au début septembre.  Même à l’école publique, il fallait remettre les uniformes, tuniques bleues et blouses blanches pour les filles, pantalons gris et chemises blanches pour les garçons. Cet uniforme nous semblait si chaud en ce début septembre souvent plus ensoleillé que les derniers jours de l’été.

La rentrée scolaire arrive toujours trop tôt pour les enfants.

La rentrée scolaire arrive toujours trop tôt pour les enfants.

 

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

La Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec…

Mais aussi la fête de tous les francophones du Canada.

En 1908, Saint Jean-Baptiste remplace saint Joseph comme patron des Canadiens français et en 1925, le 24 juin devient fête fériée au Québec.

Et à l’époque de Doudou et Danny, les principaux personnages de la série de BD Histoires d’escaliers, le clou du défilé de la Saint-Jean-Baptiste était le char allégorique sur lequel trônait un petit enfant blond et frisé, représentant saint Jean-Baptiste enfant, accompagné d’un petit mouton. Cet enfant faisait bien des envieux et des envieuses…

Louise, amie-ennemie de Doudou, fière de sa chevelure blonde et des boudins que sa mère lui fait tous les jours, ne peut s’empêcher d’exprimer son opinion à ce sujet…

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

 

 

Pas de poissons d’avril à l’école!

Pas de poissons d’avril à l’école !

Ce n’est pas qu’au Québec que le 1er avril est un jour dédié aux blagues, farces et attrapes de toutes sortes. Mais en Italie, en France, en Belgique, dans certaines régions de la Suisse et au Québec ce jour se passe sous le thème du poisson. Une blague simple, mais populaire consiste à accrocher subrepticement un poisson de papier dans le dos d’une personne. Lorsqu’elle s’en rend compte, on crie alors « Poisson d’avril ! »Tout le monde devient facilement complice à ce jeu et la victime peut parfois se promener bien longtemps avec ce poisson dans le dos avant de s’en rendre compte.

La coutume est très populaire auprès des écoliers qui adorent attraper leur enseignant. Il n’y a rien de plus drôle, n’est-ce pas, que de se moquer de l’autorité ?

Pourquoi ce préambule ?

D’abord, parce que j’habite aux États-Unis (USA) et qu’ici, si on adore faire des blagues le 1er avril (April Fools’ Day), la tradition du poisson attaché dans le dos est inconnue.

Deuxièmement, parce que la planche que je publie aujourd’hui a pour thème le fameux poisson de papier.

Les histoires de ma série « Histoires d’escaliers » ont pour cadre le Québec de la fin des années 50. À cette époque, les écoles publiques sont confessionnelles, catholiques pour les francophones. Les religieuses sont en général très strictes sur le respect qui leur est dû et sur le sérieux de leur école. Le 1er d’avril est un jour redoutable pour elles à cet égard. C’est pourquoi, à l’école de Doudou et Danny, il y a interdiction formelle, aujourd’hui, de jouer des tours , comme d’accrocher des poissons de papier dans le dos de qui que ce soit !

Mais il y a dans leur école ce tout petit poète. Un enfant au coeur tendre, à la tête remplie d’imagination. Ce n’est pas un rebelle, c’est un rêveur qui ne peut pas imaginer qu’on puisse interdire de s’amuser. Et c’est pour cette raison que cette consigne du 1er avril, il la prend au pied de la lettre : « Pas de poissons d’avril, à l’école ! »

Pas de poissons d'avril à l'école!

Pas de poissons d’avril à l’école!

 

Jour du Souvenir. Remembrance Day.

Un coquelicot pour le jour du Souvenir

La série de bandes dessinées « Histoires d’escaliers » a pour cadre la fin des années 1950, au Québec. Les personnages de cette série, Doudou, Danny et leurs amis, sont nés quelques années à peine après la fin de la Deuxième Guerre mondiale.  Leurs parents ont connu la guerre et les hommes de la famille ont presque tous été soldats. Le coquelicot a une signification spéciale pour eux et pour l’auteure de leurs histoires.

Remembrance Day, also called Poppy Day.

The comic book series “Stairway Stories” features children growing up in Montréal (Québec) in the late 1950s.  Doudou, Danny, and their friends were born a few years after the end of World War II. Their parents lived through the war years  and most of the men in their family were soldiers. The red poppy has a special meaning for them and for the author of the series.

Jour du Souvenir et coquelicot. BD par Danièle Archambault. Remembrance Day, also called Poppy Day. Cartoon by Danièle Archambault

Jour du Souvenir et coquelicot. BD par Danièle Archambault. Remembrance Day, also called Poppy Day. Cartoon by Danièle Archambault

Histoires d’escaliers-Stairway stories

Histoires d’escaliers : Mardi, le jour du repassage

Je me remets à ma série Histoires d’escaliers.  Préparation du quatrième album de la série. Des histoires basées sur les jours de la semaine. J’ai terminé lundi et je travaille sur l’histoire du mardi que j’ai commencée il y a trop longtemps. On y retrouve Doudou, son amie Marion (à droite) et son ennemie-amie Louise dans la cuisine de Doudou par un jour pluvieux d’automne. Mais elles ne seront pas seules très longtemps. Danny, bien sûr, viendra les rejoindre suivi de quelqu’un qui n’est généralement pas le bienvenu… Une histoire qui se déclinera en cinq pages ! Du nouveau pour moi d’écrire des histoires si longues…

Une des cases que je viens de finir d’encrer ou presque…

Stairway Stories: Tuesday, ironing.

Back to working on the Stairway Stories series! Making progress on the fourth book of the series. Stories based on the days of the week. I finished Monday and I’m now making progress on Tuesday’s story, a story that I started a long time ago. Doudou, her friend Marion (on the right) and, Louise, her enemy-friend, are all in Doudou’s kitchen on a rainy autumn’s day. Soon Danny will join them followed by somebody else, somebody that Doudou does not like very much. A story in five pages. This is something new for me…

I just finished inking this panel (almost done)…

Histoires d'escaliers. Le mardi est le jour du repassage.--Stairway Stories. Tuesday is ironing day.

Histoires d’escaliers. Le mardi est le jour du repassage.–Stairway Stories. Tuesday is ironing day.

Une histoire de Doudou et Danny pour la Saint-Valentin

Doudou partent en voyage?

Doudou et Danny, les deux personnages de ma série de BD Histoires d’escaliers ont six ans. Ils sont voisins de paliers et de grands amis.  Danny vient d’avoir en cadeau de son père, un beau tricycle rouge.  En cette belle et tranquille journée d’été, ils décident de partir en voyage ensemble. Ils veulent aller loin, très loin. Ils veulent faire le plus merveilleux des voyages. Et d’après ce qu’ils ont appris du monde en écoutant les conversations d’adultes, en suivant les émissions de radio et de télévision, il n’y a vraiment qu’une seule destination, qu’un seul voyage qui transporte tout le monde d’allégresse. Et c’est donc ce voyage qu’ils décident de faire.

Une petite histoire basée sur un souvenir d’enfance. Un voyage que j’ai fait en tricycle avec mon petit voisin Alain… Nous en avions eu l’idée en trouvant un vieux bouquet de fleurs dans les vidanges d’un voisin. Car ce voyage ne se fait pas sans un bouquet de fleurs….

Un souvenir qui m’est revenu ce matin en pensant à la Saint-Valentin.

Saint-Valentin. Un voyage de noces. BD de Danièle Archambault

Saint-Valentin. Un voyage de noces. BD de Danièle Archambault

Doudou, Danny and Valentine’s Day.

A trip for Valentine’s Day

Doudou and Danny are the main characters in my comic book series, Stairway Stories. They are six years-old and best friends. Danny just got a marvelous present from his father: a red tricycle. So, the two friends decide to use it to go on a trip. They want to go as far as possible. They want to go on the most wonderful trip in the world. And from what they understood, listening to the adults and the radio shows, watching some television, they know what that destination is, what trip they should go on. And there, they go…

This story is based on a childhood memory. I went on that marvelous trip with my little neighbor Alain, on the back of his tricycle. We got the idea after finding an old bouquet of flowers in our neighbor’s garbage. You can’t go on this trip without some flowers…

This morning, I was thinking of Valentine’s Day and that memory just came back to me.

A Honeymoon story for Valentine's Day. Stairway Stories by Danièle Archambault

A Honeymoon story for Valentine’s Day. Stairway Stories by Danièle Archambault