Une année de célébrations. Le Carnaval de Québec.

Un carnaval à Montréal ?

Le Carnaval de Québec à Montréal ? Une année de célébrations. Histoires d'escaliers. Album BD de Danièle Archambault.

Le Carnaval de Québec à Montréal ? Une année de célébrations. Histoires d’escaliers. Album BD de Danièle Archambault.

La question de Louise, l’amie-ennemie de Doudou dans la série BD Histoires d’escaliers fait rire, bien sûr. Mais, on peut se demander, en effet, pourquoi il y a un si grand carnaval à Québec, mais pas à Montréal. Et d’ailleurs, pourquoi un carnaval? Et qu’est-ce qu’un carnaval? Pour parler du carnaval, il faut parler de Pâques et du Carême.

Le Carême est un temps de pénitence et de privation en préparation à la grande fête religieuse de Pâque, la fête la plus importante de l’année liturgique pour les catholiques. C’est une fête qui célèbre la résurrection du Christ. Durant le Carême, qui dure 40 jours, les catholiques doivent faire pénitence et manger « maigre », c’est-à-dire sans viande, certains jours.

Le carnaval est la période de réjouissances précédant le Carême. Le carnaval peut commencer dès le 6 janvier (l’Épiphanie), mais se termine le Mardi gras, c’est-à-dire le dernier jour avant le début du Carême, qui commence le mercredi des Cendres. Le mot carnaval vient d’ailleurs du mot italien carnevalo issu du latin carnelevare qui signifie « ôter la viande ». Au Québec, avant l’apparition de fêtes organisées, la période de grandes réjouissances se limite aux trois jours précédant le mercredi des Cendres, les jours gras Puis, la période de célébrations qui précède le Carême s’allonge, allant de la mi-janvier à la mi-février.

Un carnaval à Montréal, puis à Québec.

C’est à Montréal qu’a lieu, en 1883, le premier carnaval organisé au Québec. Il est le fait de la communauté anglophone. Cet évènement ne se reproduira pas souvent. Le dernier sera en 1889. C’est dans la ville de Québec, en 1894, qu’a lieu le prochain grand carnaval. Il vient encore une fois du côté anglophone et l’évènement, malgré son succès, sera épisodique. La forme moderne du Carnaval de Québec remonte à 1955. Son caractère francophone est bien marqué et ce carnaval est maintenant la plus grande fête hivernale au monde.

À l’époque de Doudou et ses amis, à la fin des années 1950, tous les yeux sont tournés vers la ville de Québec pour son carnaval et on entend partout la Chanson du Carnaval (1956) interprétée par Pierrette Roy.

Louise veut que le Carnaval de Québec se tienne à Montréal parce que…

La reine du Carnaval de Québec. Une année de célébrations. Histoires d'escaliers. Danièle Archambault

La reine du Carnaval de Québec. Une année de célébrations. Histoires d’escaliers. Danièle Archambault

La reine du Carnaval de Québec ?

Voilà ! On ne peut pas être reine du Carnaval de Québec si on habite à Montréal ! À l’époque de Louise, les duchesses du Carnaval de Québec sont de jeunes femmes élues dans chacun des sept duchés, qui correspondent aux arrondissements de la ville de Québec. La reine est choisie non pas pour sa beauté, comme le croit Louise, mais parce que c’est elle qui a vendu le plus grand nombre de billets qui servent à financer l’organisation du carnaval. Le Bonhomme Carnaval est le représentant officiel de l’événement. Il porte une tuque rouge, une ceinture fléchée et a son palais de glace. Des activités hivernales et des compétitions de toutes sortes mettant à profit le climat hivernal ont cours tout au long du carnaval, qui se termine par une grande parade de nuit.

Effigie du Bonhomme Carnaval. Québec, 1959. Danièle Archambault

Effigie du Bonhomme Carnaval. Québec, 1959. Danièle Archambault

Extraits de mon album BD Histoires d’escaliers. Une année de célébrations. 

On peut voir un extrait du Carnaval de Québec de 1956 sur YouTube

 

La fête des Rois et le temps des Fêtes.

Fête des Rois et temps des Fêtes.

Traditionnellement, le temps des Fêtes, commencé la veille de Noël, se termine avec la fête des Rois (l’Épiphanie), le six janvier. À l’époque de Doudou et Danny, dans les années 1950, aux Rois, les familles vont d’abord à la messe le matin, car jusque dans les années 1960, l’Épiphanie est une fête d’obligation pour les catholiques. Le reste de la journée se passe à visiter ou à recevoir parents et amis. On offre souvent un verre de vin sucré accompagné de beignes maison. La tradition de la galette des Rois est connue au Canada français, mais peu observée. Dans beaucoup de familles, les mères remplacent la fève dans la galette, par un jujube dans un gâteau. La personne qui trouve la fève ou le jujube devient roi ou reine et peut choisir son roi ou sa reine. On ne gagne pas grand-chose à devenir cette royauté pour la journée. Chez moi, si c’était une fille, elle avait congé de vaisselle. Mais le roi et la reine coiffent une couronne en carton et parfois les enfants jouent au jeu : « Je vous salue mon roi sans rire ni sourire ». C’est une journée gaie et triste à la fois pour les enfants, car elle marque la fin des vacances des Fêtes. En effet, les enfants qui étaient en congé depuis le 23 décembre retournent à l’école le 7 janvier. 

Extraits de mon album BD Histoires d’escaliers. Une année de célébrations. 

La galette des Rois a gagné en popularité dans les dernières années au Québec et on trouve facilement la galette traditionnelle dans bien des pâtisseries, ou encore, on la prépare à la maison.

L’histoire suivante met en scène Doudou, Danny et Bébé Guy, le jeune frère de Danny. Bébé Guy a toujours une façon bien à lui de comprendre le monde qui l’entoure. Il est jeune et un peu poète.

Les Rois-Histoires d'escaliers. Danièle Archambault

Les Rois-Histoires d’escaliers. Danièle Archambault

Clennedaques, la Sainte-Catherine et Marguerite Bourgeoys.

Fêter la Sainte-Catherine à l’école dans les années 1950

Aujourd’hui, 25 novembre c’est la Sainte-Catherine ! Même si maintenant on ne célèbre plus cette fête dans les écoles du Québec, elle était dans les années 1950 très populaire auprès des élèves et des institutrices. Chez nous, on la fête encore, mais pour des raisons personnelles.

L’album de BD Une année de célébrations de la série Histoires d’escaliers.

Voici une histoire sur la Sainte-Catherine à l’école, un extrait de mon dernier album Une année de célébrations de la série de bandes dessinées Histoires d’escaliers. Les histoires ont pour cadre les principales fêtes célébrées au Québec, à la fin des années 1950. La série Histoires d’escaliers met en scène deux jeunes enfants francophones, Doudou et Danny, ainsi que leurs amis, dans le Montréal de la Grande Noirceur, les dernières années précédant la Révolution tranquille. Le livre offre une lecture à deux niveaux. Les pages de bandes dessinées racontent de façon humoristique un aspect particulier des fêtes, tel que vu et compris par les jeunes enfants. De courts textes informatifs accompagnent les histoires et permettent de mieux situer les célébrations dans leur contexte politique, social ou encore historique.

La Sainte Catherine à l’école

La tradition de fêter, le 25 novembre, la Sainte-Catherine dans les écoles au Canada français remonte à très loin, peut-être même au début de la colonie. Cependant, elle n’a rien à voir avec celle de se moquer des jeunes filles célibataires de 25 ans et plus, ces Catherinettes qui coiffaient ce jour-là, Sainte-Catherine. En effet, la fête célébrée dans les écoles était en l’honneur de Marguerite Bourgeoys, première institutrice au Canada. L’histoire raconte qu’elle aurait fabriqué des friandises à la mélasse pour attirer les jeunes enfants à son école. La Sainte-Catherine était donc l’occasion d’organiser dans les classes de petites (ou grandes) fêtes et de fabriquer et manger de la tire Sainte-Catherine. Ces bonbons, faits dans les familles ou achetés au magasin, portaient aussi d’autres noms tels que « clennedaques » et « Kiss ». Si dans les années 1950, la Sainte-Catherine est largement célébrée dans les écoles, ce n’est plus cas aujourd’hui.

Un petit mot sur le vocabulaire:

Clennedaque, tire à la mélasse, tire Sainte-Catherine : friandise faite à base de mélasse. Le mot tire vient du fait que, une fois le mélange refroidi, il faut bien l’étirer avant de le couper en petits morceaux. Les bonbons sont alors enveloppés dans des papillotes. On les appelle aussi clennedaques (prononciation francisée du mot Klondyke, nom d’une marque de commerce du bonbon) et kiss. Ces friandises sont très populaires aussi à l’Halloween. Cette tire est différente de la tire d’érable, qui, elle, est faite à partir d’eau d’érable bouillie

La Sainte-Catherine à l'école. Page 1. Danièle Archambault

La Sainte-Catherine à l’école. Page 1. Danièle Archambault

La Sainte-Catherine à l'école. Page 2. Danièle Archambault

La Sainte-Catherine à l’école. Page 2. Danièle Archambault

Conférence: Histoires d’escaliers et tradition orale

Conférence à l’Héritage canadien du Québec

DanieleArchambault-Linguiste et bédéiste

DanieleArchambault-Linguiste et bédéiste

Annonce de la conférence à l’Héritage canadien du Québec :

Les Escaliers de Montréal; Raconter l’histoire (orale) par la bande dessinée

Dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, l’Héritage canadien du Québec organise une conférence spéciale pour ses donateurs, ses partenaires et le public. Cette conférence bilingue aura pour thème Raconter le patrimoine par la bande dessinée et sera présentée par Danièle Archambault, Ph.D., linguiste et bédéiste. Elle raconte et documente par le biais de sa série de BDs Histoires d’escaliers la vie quotidienne dans le Montréal des années 1950, les dernières années avant la Révolution tranquille.

Les Escaliers de Montréal sont reconnus comme un des éléments significatifs du patrimoine de Montréal. Selon Madame Archambault, dans la bande dessinée, la complémentarité des aspects visuel et narratif fait de ce genre littéraire et artistique, une fenêtre privilégiée sur le patrimoine culturel et linguistique d’une communauté. À travers de courts récits humoristiques, tant par le dessin que par les dialogues, l’auteure fait découvrir à ses lecteurs, le patrimoine architectural urbain montréalais et l’histoire orale de la société québécoise de l’époque.

Courte Bio :
Danièle Archambault, Ph. D. (Linguistique), auteure, chercheuse et éducatrice, s’intéresse à la bande dessinée en tant que véhicule privilégié des paysages linguistique et culturel de la société. Professeure agrégée à l’Université de Montréal jusqu’en 1998, elle habite depuis plusieurs années déjà à Palo Alto, Californie, au cœur de la Silicon Valley. Depuis 2010, elle a publié plusieurs albums de bandes dessinées semi-autobiographiques. Elle partage son intérêt pour l’interaction entre langue, culture et bandes dessinées, lors de conférences et d’ateliers aux États-Unis, au Canada et en Europe.

Cette conférence aura lieu à la mi-mai 2017 à la Maison Hurtubise située au 563 chemin de la Côte-Saint-Antoine (coin Victoria).

La présentation durera environ 60 minutes.

Pour information : coord@hcq-chq.org

L’utilisation de la bande dessinée dans l’enseignement de la culture et de la littérature française

Comics as Teaching Tool for French Language and Culture.

Danièle Archambault, Ph.D. (Linguistics), a researcher, author, and educator will discuss how comics provide an important window into culture and language through their form, allowing for the combination of images of everyday life with colloquial language. She will talk about her collaboration on a series of educational projects, focusing on using comics as teaching tools in French classes, by allowing students not only to read but also to create visual narratives. Danièle Archambault is the author of three graphic novel series: Stairway stories, Québec-California, and A Year Without a Drink. Originally from Montréal, she now lives in Palo Alto, where she is artist-in-residence.

Conférence à l'Université de Lethbridge. La bande dessinée comme outil d'enseignement de la culture et de la littérature française. Danièle Archambault

Conférence à l’Université de Lethbridge. La bande dessinée comme outil d’enseignement de la culture et de la littérature française. Danièle Archambault

Pas de poissons d’avril à l’école. Reprise.

Pas de poissons d’avril à l’école !

(Une reprise d’une histoire publiée en 2014…)

Ce n’est pas qu’au Québec que le 1er avril est un jour dédié aux blagues, farces et attrapes de toutes sortes. Mais en Italie, en France, en Belgique, dans certaines régions de la Suisse et au Québec ce jour se passe sous le thème du poisson. Une blague simple, mais populaire consiste à accrocher subrepticement un poisson de papier dans le dos d’une personne. Lorsqu’elle s’en rend compte, on crie alors « Poisson d’avril ! »Tout le monde devient facilement complice à ce jeu et la victime peut parfois se promener bien longtemps avec ce poisson dans le dos avant de s’en rendre compte.

La coutume est très populaire auprès des écoliers qui adorent attraper leur enseignant. Il n’y a rien de plus drôle, n’est-ce pas, que de se moquer de l’autorité ?

Pourquoi ce préambule ?

D’abord, parce que j’habite aux États-Unis (USA) et qu’ici, si on adore faire des blagues le 1er avril (April Fools’ Day), la tradition du poisson attaché dans le dos est inconnue.

Deuxièmement, parce que la planche que je publie aujourd’hui a pour thème le fameux poisson de papier.

Les histoires de ma série « Histoires d’escaliers » ont pour cadre le Québec de la fin des années 50. À cette époque, les écoles publiques sont confessionnelles, catholiques pour les francophones. Les religieuses sont en général très strictes sur le respect qui leur est dû et sur le sérieux de leur école. Le 1er d’avril est un jour redoutable pour elles à cet égard. C’est pourquoi, à l’école de Doudou et Danny, il y a interdiction formelle, aujourd’hui, de jouer des tours, comme d’accrocher des poissons de papier dans le dos de qui que ce soit !

Mais il y a dans leur école ce tout petit poète. Un enfant au coeur tendre, à la tête remplie d’imagination. Ce n’est pas un rebelle, c’est un rêveur qui ne peut pas imaginer qu’on puisse interdire de s’amuser. Et c’est pour cette raison que cette consigne du 1er avril, il la prend au pied de la lettre : « Pas de poissons d’avril, à l’école ! »

Pas de poissons d'avril à l'école!

Pas de poissons d’avril à l’école!

Histoires d’escaliers. Balcons et personnages.

Histoires d’escaliers. Escaliers, balcons et personnages.

Un décor familier fait d’escaliers et de balcons, des personnages que l’on connaît bien, mais de toutes nouvelles histoires. Des histoires d’hiver. Des histoires qui racontent les tristesses et les joies de la vie d’un groupe d’enfants de Montréal dans les années 1950.

D’abord le cousin Michel:

Histoires d'escaliers. Le cousin Michel.

Histoires d’escaliers. Le cousin Michel.

Danny, le meilleur ami de Doudou, et son petit frère

Histoires d'escaliers. Danny et son petit frère

Histoires d’escaliers. Danny et son petit frère

 

Il y a aussi Marion, la grande amie, et Louise, l’amie-ennemie.

Histoires d'escaliers. Marion et Louise

Histoires d’escaliers. Marion et Louise

 

Et il ne faut pas oublier Doudou, le personnage principal.

Histoires d'escaliers. Doudou.

Histoires d’escaliers. Doudou.

C’est un rendez-vous au Festival BD de Montréal! 29-31 mai 2015 à l’Espace La Fontaine

Aside

C’est un rendez-vous au Festival BD de Montréal! 29-31 mai 2015 à l’Espace La Fontaine

Dans quelques jours, je serai au rendez-vous du Festival BD de Montréal. Venez me rencontrer dans l’espace Fanzine, tous les jours du festival, les 29, 30 et 31 mai prochain. Les organisateurs ont cette année encore choisi comme site du festival, l’Espace La Fontaine, en plein coeur de notre merveilleux Parc La Fontaine. Un espace vert au centre de Montréal.

Illustration, albums BD et plus encore

J’aurai des illustrations, les albums BD bilingues de ma série Histoires d’escaliers-Stairway Stories et de Québec-California mais aussi d’autres petites surprises. Bien sûr, à l’achat d’un album, je me ferai un plaisir de vous faire une petite dédicace illustrée.

Lancement de mon nouveau roman graphique

J’y ferai aussi le lancement de mon tout nouvel album La sobriété volontaire.Une année sans alcool. Ce roman graphique est une oeuvre de fiction dans laquelle l’écriture et l’art séquentiel sont étroitement associés. Un album de 200 pages, tout en couleurs.

Des ateliers gratuits ! Publier sa BD en format numérique

Je vous invite tout particulièrement à venir assister à mes ateliers sur comment publier sa bande dessinée en format numérique. En une heure, je ferai une vue d’ensemble sur tout le processus, de la création de la BD à sa mise en marché. Un atelier facile d’abord pour tout le monde. Un atelier en français, Publier sa BD en format numérique, le samedi 30 mai, à 12 h. Un atelier en anglais, E-Comic Book Publishing, le dimanche 31 mai, à 11h. Les ateliers se donnent à l’Espace Dominion, près du Carrefour BD.

Danièle Archambault au Festival BD de Montréal 2015

Danièle Archambault au Festival BD de Montréal 2015