Pas de vente d’alcool et confession obligatoire le Vendredi saint !

Le Vendredi saint au Québec

Qui se souvient du temps où, au Québec, il était interdit de vendre de l’alcool le Vendredi saint? Impossible d’acheter de la bière à l’épicerie du coin ou dans un bar du centre-ville, pendant toute la journée du Vendredi saint. Les grands comptoirs de bières dans les épiceries étaient recouverts d’un drap sur lequel on installait une pancarte pour rappeler aux clients et aux employés le règlement de l’époque.

Quelqu’un sait en quelle année cette interdiction de vente d’alcool le Vendredi saint a été levée, au Québec. J’ai cherché un peu partout, mais je n’ai pas trouvé la réponse. Envoyez-moi un petit mot si vous le savez…

Faire ses Pâques?

Faire ses Pâques veut dire communier le dimanche de Pâques, ce qui était obligatoire pour tous les catholiques. Pour communier, il faut d’abord se confesser (aujourd’hui, cérémonie du pardon). Et une confession par année était aussi obligatoire. C’est pourquoi le Vendredi saint, il y avait de longues files à l’église de chaque paroisse.

Une année sans alcool

Une première illustration tirée de mon autre blogue Une année sans alcool ou Le journal de Catherine; une oeuvre de fiction qui documente l’excursion d’une femme moderne au pays de la sobriété. Cette illustration est extraite du billet intitulé L’alcool à l’époque de ma mère. 

Épiceries: Pas de vente d'alcool le Vendredi saint

Épiceries: Pas de vente d’alcool le Vendredi saint

Doudou au confessionnal 

Dans le troisième album de la série de bandes dessinées Histoires d’escaliers, L’Âge de raison, Doudou doit aller se confesser pour pouvoir ensuite faire sa Première communion. Au Québec, à la fin des années 1950, on se confessait au prêtre dans un endroit sombre et très intimidant : le confessionnal. Première planche d’une histoire en trois pages.

Doudou au confessionnal.

Doudou au confessionnal.

 

 

 

 

 

Doudou au confessionnal–Doudou into the confessional

Une longue fin de semaine de travail! L’histoire avance, les planches aussi. Surtout en noir et blanc. La couleur viendra après. Mais je m’inquiète de la façon de représenter la noirceur du confessionnal tout en laissant paraître les traits de Doudou. Alors voici un essai sur une des cases. J’y reviendrai…

Doudou entre dans un confessionnal pour la première fois de sa vie. Nous sommes à la fin des années 1950, Doudou a six ans.  Le confessionnal est un endroit sombre, impressionnant devant inviter au recueillement et à la réflexion. Doudou voudrait bien se concentrer sur la confession qui vient mais elle est dérangée par des préoccupations d’un autre ordre…

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A long week-end working on my comic book (more like a graphic novel, now, I think). The story is progressing well, more pages done. Mainly in black and white. Color will have to wait for now. However, I’m worried about how to represent the darkness of a confessional while keeping the main character visible. So, here’s an experiment on one of the panels. I’ll come back to it later.

Doudou goes into a confessional for the first time in her life. In the late 1950’s, Doudou is six-years old. The confessional is a dark and impressive place; a place to reflect…Doudou would like to think about her confession and her sins but she cannot prevent other kinds of thoughts to pop into her head…

(I know, I still don’t have the translated panels…It will come soon. Here’s the translation:

“I wonder if they ever forgot somebody in a confessional?”

I wonder if they ever forgot somebody in a confessional?