Histoires d’escaliers: la fête des Mères.

Histoires d’escaliers: Doudou et Danny célèbrent la fête des Mères.

Au Québec, nous avons adopté la tradition américaine de célébrer la fête des Mères le deuxième dimanche de mai. C’est aussi le cas en Belgique et dans de nombreux autres pays. Cependant, en France, la fête des Mères, aussi appelée le jour des Mères, se fête le dernier dimanche de ce mois.

C’est aussi la tradition, ce jour-là, d’offrir un beau bouquet de fleurs aux mamans, en particulier des oeillets. Si vous voulez savoir pourquoi, il faut aller voir le reportage sur le site des archives de Radio-Canada. De nos jours, les mères reçoivent toute une variété de fleurs superbes et souvent exotiques.

À l’époque de Doudou et Danny, à la fin des années 1950 à Montréal, on offrait aussi aux mamans de merveilleux bouquets de lilas. L’arbre fleurit souvent à la mi-mai et ses fleurs sont superbes et répandent un doux parfum. Mais voilà : Doudou et Danny habitent au second étage de la maison et bien qu’une de leurs voisines possède un lilas dans son parterre, le jour de la fête des Mères, il faut lui donner 0.50 cent pour avoir un bouquet. Heureusement, leur propriétaire, qui habite juste au-dessous, a dans son parterre une grande quantité de fleurs sauvages. Elle est très heureuse de laisser les enfants les cueillir pour les offrir à leurs mamans…

Histoires d'escaliers. La fête des Mères. Bandes dessinées par Danièle Archambault

Histoires d’escaliers. La fête des Mères. Bandes dessinées par Danièle Archambault

Enfants des villes, nos fleurs sauvages comportaient surtout des pissenlits. Nous les adorions! Leurs fleurs d’un jaune éclatant étaient le premier signe que l’été allait enfin arriver.

Stairway Stories: Dandelions for Mother’s Day!

Stairway Stories: Doudou and Danny celebrate Mother’s Day.

In Québec, we adopted the american tradition of celebrating Mother’s Day on the second Sunday of May. This is also the case in Belgium and other countries. However, in France, although the event is also held during May, it’s celebrated on the last Sunday of the month.

It’s a tradition to offer flowers to mothers on that day, especially carnations.  If you want to know why, follow this link to wikipedia. However, these days, mothers can receive a variety of beautiful and exotic flowers.

When Doudou and Danny were growing up, in Montreal, in the late 1950′s, mothers  often received a big bouquet of lilacs. These flowers usually bloom in mid-May; they’re beautiful and their perfume is amazing.  However, Doudou and Danny live on a second floor and although one of their neighbors has a beautiful lilac tree, on Mother’s Day, you need to give her 0.50 cents to get a bouquet. This is way too expensive for Doudou and her friends! Luckily, the landlord, who lives downstairs from Doudou, has a garden full of wild flowers that she is happily letting the children pick for their mothers!

Stairway Stories: Mother's Day! Comics by Danièle Archambault

Stairway Stories: Mother’s Day! Comics by Danièle Archambault

City children, our wild flowers were mainly dandelions. And we loved them! These bright yellow flowers were the first sign of the approaching summer…

 

En route vers le Festival de la BD francophone de Québec!

Venez me voir au FBDFQ!

Et voilà! Deuxième étape de mon trop bref voyage au Québec : le Festival de la BD francophone de Québec! Une occasion unique de rencontrer d’autres auteurs et amateurs de BD! Je serai à l’espace auto-édition jeudi, vendredi et samedi. Vous pourrez vous procurer mes quatre albums de BD; je distribuerai aussi de nouvelles cartes postales, je ferai des dédicaces avec dessins et je papoterai avec plein de gens intéressants… comme vous, par exemple. Vous y serez et vous aimeriez bien m’y rencontrer? Voici l’horaire de mes présences :

Horaire de mes présences au FBDFQ :

Endroit : 

Centre des Congrès, Salon du Livre de Québec, Festival de la BD francophone de Québec, Kiosque 368

Horaire :

Jeudi 11 avril : 18 h 30 à 21 h

Vendredi 12 avril : 9 h 30 à 15 h

Samedi 13 avril : 9 h 30 à 12 h.

Il n’y a pas d’âges pour apprécier la bande dessinée. N’hésitez pas et venez faire un tour au festival! Les bénévoles y seront, j’en suis certaine, très prévenants. Tout comme ceux de l’année passée au Festival de BD de Montréal!

L'âge, c'est dans la tête... surtout celle des autres. BD de Danièle Archambault

L’âge, c’est dans la tête… surtout celle des autres. BD de Danièle Archambault

 

Vous ne pouvez pas venir à Québec? Vous êtes peut-être à Montréal?

Ne manquez pas d’aller voir mon exposition au populaire Café Lézard, 3319 rue Masson! Vous avez jusqu’au 30 avril pour le faire!

Histoires, fables et légendes. Exposition de BD de Danièle Archambault. Café Lézard, Montréal.

Histoires, fables et légendes. Exposition de BD de Danièle Archambault. Café Lézard, Montréal.

Histoires, fables et légendes. Exposition de BD au Café Lézard, à Montréal.

J’accroche mes BD au Café Lézard, rue Masson.

Prendre une bouchée au populaire Café Lézard, 3119, rue Masson, Montréal, tout en se régalant d’une exposition de BDs. Un menu savoureux pour tout le mois d’avril!

Histoires, fables et légendes: une exposition à partir de mes planches de BD, du 1er au 30 avril 2013, au populaire Café Lézard, 3119, rue Masson, à Montréal. Pages couverture, montages crayonné-encre-couleur, extraits de pages… Autant de fenêtres sur les personnages, les lieux et les décors que l’on retrouve dans mes séries de BD Histoires d’escaliers, Fables d’aujourd’hui et Québec-California.

Vernissage: samedi 6 avril, de 17 h à 19  h.

Histoires, fables et légendes. Exposition de BD de Danièle Archambault. Café Lézard, Montréal.

Histoires, fables et légendes. Exposition de BD de Danièle Archambault. Café Lézard, Montréal.

 

 

 

Spring forward… to a Graphic Novel Class!

Graphic Novel class at the Palo Alto Art Center

The graphic novel class at the Palo Alto Art Center is all about telling stories using sequential art. The class will resume on April 16 for another six meetings. Whether or not you took the class before, you can join us every Tuesday night from 7 to 9 PM at the Palo Alto Art Center.  Each week,  you can choose to devote the whole evening on working on your own project or on learning a new style or a new technique.  Come and spend a pleasant evening creating wonderful sequential art in the company of people who share your interests.

Email me if you have questions or comments.

Click here to Register online right now!.

Danièle

Spring Graphic Novel class at the Palo Alto Art Center.

Spring Graphic Novel class at the Palo Alto Art Center.

 

No candy for Saint-Patrick’s Day?

A Cartoon Page for Saint-Patrick’s Day

Candy is part of so many holidays! Then, why don’t we have that tradition of candy giving on Saint-Patrick’s Day? Doudou knows why and she thinks it’s sad. But something cheers her up every year… My paternal grand-mother was Irish and my mother always celebrated Saint-Patricks’s Day. A warm and nice gesture to acknowledge my father’s heritage.

No candy fro Saint-Patrick's. A cartoon from Stairway Stories.

No candy fro Saint-Patrick’s. A cartoon from Stairway Stories.

 

Pas de bonbons pour la Saint-Patrick?

Une petite BD pour la Saint-Patrick.

Et voilà! Mon histoire de la Saint-Patrick, telle que promise hier.

Une question qui me chicotait quand j’étais petite.  Il y a souvent beaucoup de moi dans le personnage de Doudou. Ma grand-mamn paternelle était irlandaise et ma maman fêtait toujours la Saint-Patrick, en l’honneur de mon père et de sa famille.

Pas de bonbons pour la Saint-Patrick?

Pas de bonbons pour la Saint-Patrick?

 

Une grand-maman irlandaise au Québec- Prise 2

La fête de la Saint-Patrick arrive bientôt.  Pour l’occasion, j’ai fait une nouvelle planche.  Je la mettrai sur mon blog d’ici deux jours, mais en attendant, voici mon entrée pour la Saint-Patrick 2012… 

Bonne lecture!

Doudou et les Irlandais du Québec?

Doudou et les Irlandais du Québec. Danièle Archambault

La grand-maman de Doudou est Irlandaise!

La grand-maman paternelle de Doudou est Irlandaise. Elle parle français, avec parfois des traces d’anglais (surtout dans le vocabulaire ), mais, fait bien important, elle est aussi catholique comme la plupart des Canadiens français. Autrement, le grand-papa de Doudou n’aurait pas pu l’épouser…

La présence des Irlandais au Québec remonte à très longtemps. Certains sont même déjà installés en Nouvelle-France lors de la Conquête du pays par les Britanniques, mais parfois sous un nom français. Par la suite, il y aura de nombreuses vagues d’immigration irlandaise. À la fin du XIXe siècle, ils constitueront même le groupe ethnique le plus important au Canada après les Canadiens français

Lors du recensement de 2006 par Statistique Canada, plus de 406, 000 Québécois se disent de descendance irlandaise. Mais dans les faits, ce chiffre est probablement beaucoup plus élevé. En effet, pour plusieurs raisons, dont la francisation des noms de famille (par exemple, ThimothyReilly, O’Sullivan qui deviennent respectivement ThimothéeRiel et Sylvain) beaucoup de Québécois ignorent même qu’ils sont de descendance irlandaise.

Et si on retrouve au Québec, des personnes au nom de famille français qui sont en fait des noms irlandais francisés, on compte aussi des Québécois ayant un nom de famille irlandais mais de langue française.  Lors de l’épidémie de typhus de 1847 qui a fait mourir un très grand nombre d’immigrants irlandais, plusieurs orphelins ont été adoptés par des familles canadiennes-françaises. Comme ces familles sont catholiques (alors que la population anglaise, elle, est protestante), les enfants ont pu conserver leur foi. Fait surprenant, ils ont aussi été autorisés à conserver leur nom irlandais même s’ils ont été élevés… en français.

Deux Québécois célèbres (parmi beaucoup d’autres) issus d’un mariage mixte (Irlandais et Français): Madame Bolduc, notre première chansonnière québécoise et Émile Nelligan, un grand poète du Québec.

Mais revenons à Doudou…

Sa maman s’assure donc de toujours souligner la fête de la Saint-Patrick en l’honneur du papa de Doudou.  Il y a toujours un beau gâteau décoré en vert, des trèfles et aujourd’hui, de la tourtière aux patates.

Et soudain, Doudou a une question…

Doudou et la tourti;re aux patates.

Références:

On trouve de tout sur l’internet. Si vous désirez en savoir plus sur les Irlandais au Québec, je vous suggère de commencer par ce site. Mais attention! Ce n’est pas le père de Marguerite d’Youville, fondatrice des Soeurs de la Charité de Montréal, qui était Irlandais, mais bien le deuxième époux de sa mère .

Canadian Irish Studies Foundation 

Un article très intéressant, celui  de Aidan, McQuillan, Université de Toronto.

Des chemins divergents: les Irlandais et les Canadiens français au XIXe siècle

Pour les statistiques:

Statistique Canada. 2010. Recensement visuel. Recensement de 2006. Ottawa. Diffusé le 7 décembre 2010. 

 

International Women’s Day 2013

 End violence towards women!

The theme chosen by the United Nations for this year’s International Women”s Day is:

“A promise is a promise: Time for action to end violence against women”

The theme from Status of Women Canada is similar:

“Working Together: Engaging Men to End Violence against Women”

This years’s theme brought me back to my childhood and inspired me to write this one-page story. The characters from my comic book series Stairway Stories, Doudou, Danny, his cousin Michel, Marion, the best friend, and Louise, the friend-ennemy witness  a situation of domestic violence and intervene… Looking back, it seems to me that there was a lot of domestic violence around us when I was growing up. Not only from men towards women but from parents towards children, and children towards children. I remember a particular family, a friend from school who also lived in my neighborhood. This school friend, “Gaëtane” in my story, not only suffered violence at the hands of her parents, but  was also hit by her older brothers.  I was also puzzled and horrified to see how she herself acted towards her little sister. She could go, in a few short moments, from being  extraordinarily affectionate to terribly brutal. Violence towards women begins early..

No to violence towards women.

No to violence towards women.

Journée internationale de la femme 2013.

Mettre fin à la violence à l’égard des femmes

Cette année, pour la Journée internationale de la femme 2013,  les Nations Unies ont retenu un thème qui est malheureusement toujours d’actualité:

« Une promesse est une promesse : il est temps de passer à l’action pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes ».

Le thème retenu par le Canada s’inscrit dans l’optique générale de celle des Nations Unies.

Condition féminine Canada: « Travaillons ensemble : engager les hommes dans l’élimination de la violence faite aux femmes ».

Le Conseil du statut de la femme du Québec propose une série d’activités pour célébrer l’évènement.

Le thème m’a inspiré une petite histoire, basée encore une fois sur un souvenir d’enfance. Les personnages de ma série Histoires d’escaliers, Doudou, Danny, le cousin Michel, la grande amie Marion, et l’ennemie-amie Marion font face une situation de violence familiale. Il me semble que ce genre de violence, malheureusement, se retrouvait assez fréquemment autour de nous quand nous étions jeunes. Les enfants en faisaient souvent les frais. Mais j’ai souvenir d’une famille en particulier, d’une camarade du cours primaire, une voisine de quartier… Cette camarade de classe, comme la « Gaëtane » de mon histoire, subissait  non seulement la violence de ses parents, mais aussi celle de ses frères plus vieux. Elle oscillait d’ailleurs elle-même, à ma grande surprise,  entre la brutalité méchante et l’affection débordante envers sa soeur plus jeune. La violence envers les femmes s’apprend jeune…

Pour la Journée internationale des femmes, 2013

Pour la Journée internationale des femmes, 2013

Glossaire:

Pour tous ceux et celles, francophones et francophiles, qui pourraient ne pas comprendre certaines des expressions de l’histoire:

A’ vas s’faire pocher, pareil: « Elle va quand même perdre (… toutes ses billes) ».

Si tu veux pas manger une claque: « Si tu ne veux pas te faire gifler ».

… de fesser dessus : « … de la frapper (très fort) ».

Batteurs de femmes : « Ceux qui battent les femmes ».