Doudou en superhéroïne pour le Comic-con de San Diego.

Doudou en super-héroïne.

Doudou, personnage central et héroïne de ma série de bandes dessinées Histoires d’escaliers s’est transformée en superhéroïne le temps d’une visite au Comic-con de San Diego.

Je voulais conserver à mon petit personnage son cachet d’enfant francophone des années 1950. Mais quelle héroïne, Doudou, aurait-elle elle-même choisie comme modèle ? J’ai d’abord pensé à Fantômette, héroïne de la série de romans jeunesse, créée par Georges Chaulet. Bien qu’elle ne possède pas de superpouvoirs comme les héros américains, cette bonne petite écolière se transforme la nuit en une redoutable justicière masquée. Son costume, sous bien des rapports, fait penser à celui d’un petit page de nos histoires pour enfants : justaucorps jaune, cape noire à revers rouge, collants noirs, bonnet qui se termine par un pompon, ballerines rouges et bien sûr, un loup noir. Il ne faut pas oublier le poignard glissé à la ceinture. Un beau costume imaginé par la première illustratrice de la série Jeanne Hives. J’ai donc fait quelques croquis de Doudou en habit de Fantômette.

 

Doudou en Fantômette

Doudou en Fantômette

Mais il y avait un anachronisme qui me gênait. Alors que la série Histoires d’escaliers a pour cadre la fin des années 1950, le premier roman de Georges Chaulet est paru en 1961.

Je voulais aussi un personnage plus près de la réalité du personnage de Doudou. Même si le personnage est fictif, la série se situe dans un monde, lui, bien réel. Le personnage de Doudou est bien ancré dans la culture du Québec des années 1950, les dernières années de la Grande Noirceur. Je suis donc allée puiser dans le quotidien de Doudou pour la transformer en une héroïne qu’elle aurait pu elle-même imaginer. Elle est vêtue de ses vêtements de tous les jours, ceux qu’elle porte pour jouer dehors. Sa maman, excellente couturière comme bien des mères de son époque, lui a confectionné une cape bleue à l’extérieur (nous sommes au Québec, après tout) et jaune à l’intérieur pour bien contraster avec le rouge de son chandail. Coup d’oeil à sa culture française, elle porte un béret, celui de son uniforme de Jeannettes, sur lequel elle attache un écusson portant l’initiale de son prénom. Elle non plus n’a pas de superpouvoirs, mais comme elle a aux pieds ses patins à roulettes, sa grande vitesse est un atout majeur pour attraper les malfaiteurs.

C’est ainsi transformée que ma Doudou est allée visiter le Comic-con de San Diego. Et pendant que je dessinais à la table du Cartoon Art Museum de San Francisco, le portrait de Doudou superhéroïne se balançait au dessus du kiosque en compagnie d’autres superhéros, ceux-là bien américains…

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

 

Conférences à Gunn High School demain. Histoire du Québec et bandes dessinées.

Conférences pour des étudiants de français.

Je donne une série de trois conférences sur deux sujets qui me tiennent à coeur à Gunn High School (Palo Alto), demain matin. J’aurai un public particulièrement intéressant : des élèves en français langue seconde, de niveau avancé.

Titre : Histoires d’escaliers. Une fenêtre sur les écoles du Québec durant la Grande Noirceur

Lieu : Henry M. Gunn, Senior High School, Palo Alto. Classes de français French 4 AP (Mme A. Jensen)

Date : 28 août 2013

Titre : L’héritage culturel et linguistique des Québécois. Quand la bande dessinée s’en mêle.

Lieu : Henry M. Gunn, Senior High School, Palo Alto. Classes de français French Civilisation (Mme A. Jensen)

Date : 28 août 2013

Danièle Archambault-www.DanieleBD.com

Danièle Archambault-www.DanieleBD.com

 

Histoires d’escaliers. Rentrée scolaire

La rentrée scolaire ? Déjà ?

(English version, click here)

La rentrée scolaire arrive toujours trop vite pour les enfants. À l’époque de Doudou et Danny, elle n’arrivait pourtant qu’après la fête du Travail, au début septembre.  Même à l’école publique, il fallait remettre les uniformes, tuniques bleues et blouses blanches pour les filles, pantalons gris et chemises blanches pour les garçons. Cet uniforme nous semblait si chaud en ce début septembre souvent plus ensoleillé que les derniers jours de l’été.

La rentrée scolaire arrive toujours trop tôt pour les enfants.

La rentrée scolaire arrive toujours trop tôt pour les enfants.

 

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

La Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec…

Mais aussi la fête de tous les francophones du Canada.

En 1908, Saint Jean-Baptiste remplace saint Joseph comme patron des Canadiens français et en 1925, le 24 juin devient fête fériée au Québec.

Et à l’époque de Doudou et Danny, les principaux personnages de la série de BD Histoires d’escaliers, le clou du défilé de la Saint-Jean-Baptiste était le char allégorique sur lequel trônait un petit enfant blond et frisé, représentant saint Jean-Baptiste enfant, accompagné d’un petit mouton. Cet enfant faisait bien des envieux et des envieuses…

Louise, amie-ennemie de Doudou, fière de sa chevelure blonde et des boudins que sa mère lui fait tous les jours, ne peut s’empêcher d’exprimer son opinion à ce sujet…

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

 

 

Bonne fête des Mères!

Cette année, deux images pour la fête des Mères.

Quoi boire à la fête des Mères ?

D’abord une histoire en deux cases extraite de mon blogue Une année sans alcool. Catherine se demande ce qu’on peut boire à la fête des Mères et réfléchit au fait que les mères ont toujours le droit de critiquer leur fille, peu importe l’âge de cette dernière.

Quoi boire à la fête des Mères?

Quoi boire à la fête des Mères?

Des pissenlits pour la fête des Mères.

Voici l’histoire parue l’année dernière dans ce blogue. Suivez le lien de cette illustration mettant en scène les personnages de la série Histoires d’escaliersVous y trouverez le contexte de cette petite anecdote ainsi qu’un peu d’information historique sur la fête des Mères.

Histoires d'escaliers:La fête des Mères. Bandes dessinées par Danièle Archambault

Histoires d’escaliers:La fête des Mères. Bandes dessinées par Danièle Archambault

Joyeuses Pâques en bande dessinée !

Histoires d’escaliers

Des souhaits pour Pâques via les personnages de ma série de bande dessinée Histoires d’escaliers. Cette histoire est basée sur un souvenir d’enfance. Notre panier de Pâques était toujours modeste bien que jolie. Ce sont nos voisins qui avaient souvent ces lapins de chocolat géants. Ils étaient impressionnants.  On se consolait en se disant que le chocolat de ces lapins format géant ne pouvait pas être aussi bon que celui de nos petits lapins. “Dans les petits pots, les meilleurs onguents…”

Joyeuses Pâques!

Joyeuses Pâques!

 

Pas de vente d’alcool et confession obligatoire le Vendredi saint !

Le Vendredi saint au Québec

Qui se souvient du temps où, au Québec, il était interdit de vendre de l’alcool le Vendredi saint? Impossible d’acheter de la bière à l’épicerie du coin ou dans un bar du centre-ville, pendant toute la journée du Vendredi saint. Les grands comptoirs de bières dans les épiceries étaient recouverts d’un drap sur lequel on installait une pancarte pour rappeler aux clients et aux employés le règlement de l’époque.

Quelqu’un sait en quelle année cette interdiction de vente d’alcool le Vendredi saint a été levée, au Québec. J’ai cherché un peu partout, mais je n’ai pas trouvé la réponse. Envoyez-moi un petit mot si vous le savez…

Faire ses Pâques?

Faire ses Pâques veut dire communier le dimanche de Pâques, ce qui était obligatoire pour tous les catholiques. Pour communier, il faut d’abord se confesser (aujourd’hui, cérémonie du pardon). Et une confession par année était aussi obligatoire. C’est pourquoi le Vendredi saint, il y avait de longues files à l’église de chaque paroisse.

Une année sans alcool

Une première illustration tirée de mon autre blogue Une année sans alcool ou Le journal de Catherine; une oeuvre de fiction qui documente l’excursion d’une femme moderne au pays de la sobriété. Cette illustration est extraite du billet intitulé L’alcool à l’époque de ma mère. 

Épiceries: Pas de vente d'alcool le Vendredi saint

Épiceries: Pas de vente d’alcool le Vendredi saint

Doudou au confessionnal 

Dans le troisième album de la série de bandes dessinées Histoires d’escaliers, L’Âge de raison, Doudou doit aller se confesser pour pouvoir ensuite faire sa Première communion. Au Québec, à la fin des années 1950, on se confessait au prêtre dans un endroit sombre et très intimidant : le confessionnal. Première planche d’une histoire en trois pages.

Doudou au confessionnal.

Doudou au confessionnal.

 

 

 

 

 

Pas de poissons d’avril à l’école!

Pas de poissons d’avril à l’école !

Ce n’est pas qu’au Québec que le 1er avril est un jour dédié aux blagues, farces et attrapes de toutes sortes. Mais en Italie, en France, en Belgique, dans certaines régions de la Suisse et au Québec ce jour se passe sous le thème du poisson. Une blague simple, mais populaire consiste à accrocher subrepticement un poisson de papier dans le dos d’une personne. Lorsqu’elle s’en rend compte, on crie alors « Poisson d’avril ! »Tout le monde devient facilement complice à ce jeu et la victime peut parfois se promener bien longtemps avec ce poisson dans le dos avant de s’en rendre compte.

La coutume est très populaire auprès des écoliers qui adorent attraper leur enseignant. Il n’y a rien de plus drôle, n’est-ce pas, que de se moquer de l’autorité ?

Pourquoi ce préambule ?

D’abord, parce que j’habite aux États-Unis (USA) et qu’ici, si on adore faire des blagues le 1er avril (April Fools’ Day), la tradition du poisson attaché dans le dos est inconnue.

Deuxièmement, parce que la planche que je publie aujourd’hui a pour thème le fameux poisson de papier.

Les histoires de ma série « Histoires d’escaliers » ont pour cadre le Québec de la fin des années 50. À cette époque, les écoles publiques sont confessionnelles, catholiques pour les francophones. Les religieuses sont en général très strictes sur le respect qui leur est dû et sur le sérieux de leur école. Le 1er d’avril est un jour redoutable pour elles à cet égard. C’est pourquoi, à l’école de Doudou et Danny, il y a interdiction formelle, aujourd’hui, de jouer des tours , comme d’accrocher des poissons de papier dans le dos de qui que ce soit !

Mais il y a dans leur école ce tout petit poète. Un enfant au coeur tendre, à la tête remplie d’imagination. Ce n’est pas un rebelle, c’est un rêveur qui ne peut pas imaginer qu’on puisse interdire de s’amuser. Et c’est pour cette raison que cette consigne du 1er avril, il la prend au pied de la lettre : « Pas de poissons d’avril, à l’école ! »

Pas de poissons d'avril à l'école!

Pas de poissons d’avril à l’école!

 

Une carte de la Saint-Patrick en vidéo !

Bonne Saint-Patrick à toutes les Irlandaises et tous les Irlandais !

La grand-maman de Doudou est irlandaise. Et comme Montréal a l’une des plus vieilles parades de la Saint-Patrick en Amérique du Nord, la petite bande d’amis de ma série de BD « Histoires d’escaliers » accompagne Doudou au centre-ville pour voir ce merveilleux défilé. Mais comme c’est la mi-mars, que l’hiver est loin d’être fini et que le petit frère de Danny a une expérience bien limitée des défilés, il est un peu confus quant au thème de cette célébration par les Irlandais.

)

C’est devenu une tradition pour moi de faire une planche de BD ou une illustration spéciale pour la Saint-Patrick.

Pour voir la planche de BD de 2013 dans laquelle Doudou se pose des questions sur la façon de célébrer cette fête qui arrive en plein milieu du carême, cliquez ici !

Pour en apprendre un peu plus sur la présence des Irlandais au Québec et voir mon illustration de 2012, cliquez ici !

Bonne Saint-Patrick tout le monde !

Journée internationale de la femme 2014

Les clefs de notre enfance

Pour la Journée internationale de la femme 2014, les Nations Unies ont choisi le thème suivant:

L’égalité pour toutes les femmes, c’est le progrès pour toutes et pour tous

Dans une optique similaire, la Fédération des femmes du Québec, quant à elle, a retenu un thème portant sur les espaces conquis par les femmes au fil des ans, dans la société :

Des clés à la portée de toutes 

Je pense que la première clé que j’ai possédée est celle de mes patins à roulettes. Et à cette époque, le mot s’écrivait sans accent et avec un “f” à la fin”.  Une orthographe plus éloignée de la prononciation du mot, mais bien jolie.

Au printemps, lorsque les trottoirs devenaient finalement secs, nous pouvions enfin sortir nos patins à roulettes. Des patins en métal lourd, quasi indestructibles, extensibles, ajustables aux différentes tailles de pieds, et qui, pour ces raisons, se passaient d’un enfant à l’autre, d’une génération à une autre. Nos patins à roulettes aux pieds, nous organisions des concours de vitesse et d’acrobatie, bien sûr, mais aussi des expéditions autour du bloc qui, dans notre imagination, prenaient des airs de grands voyages autour du monde, remplis d’aventures extraordinaires.

Mais il y avait un élément indispensable qui accompagnait les patins : la clef !

La clé qui permettait d’allonger ou de rapetisser les patins et surtout de bien les faire tenir au pied. Des courroies de cuir permettaient d’attacher les patins au cou du pied, mais ce sont les crochets larges près du bout du pied qui les retenaient solidement aux souliers, grâce à la fameuse clé ! En tournant la clé, les crochets se resserraient et s’accrochaient comme des petits étaux à la semelle des souliers. La clé était donc essentielle ! Mais elle était facile à perdre, comme toutes les clefs. Et c’est pour cette raison que nous l’attachions à un grand lacet, ce qui nous permettait alors de suspendre la clé autour de notre cou.

Alors, clé au cou, patins aux pieds, nous étions libres de nous inventer des aventures à la mesure de notre imagination, sur les trottoirs de Montréal. Et ainsi, pensions-nous, le monde nous appartenait !

Les clefs de notre enfance

Les clefs de notre enfance. Journée internationale de la femme 2014

La violence à l’égard des femmes

L’année dernière, le thème de la Journée Internationale de la femme portait sur la violence à l’égard de celles-ci. Pour l’occasion, j’avais créé une petite bande dessinée et écrit un billet décrivant le souvenir à l’origine de mon histoire. Voici de nouveau cette petite BD :

Pour la Journée internationale des femmes, 2013

Pour la Journée internationale des femmes, 2013