Pour la fête des Pères ? Juste… la paix.

La paix pour la fête des Pères

De retour à Palo Alto, après un bref séjour à Montréal durant lequel j’ai participé au Festival BD de Montréal, je me replonge dans un projet qui devrait être terminé d’ici la fin de l’année: un album, en français seulement, regroupant une centaine d’épisodes de la série Histoires d’escaliers. Comme demain, ce sera la fête des Pères, voici les deux premières cases d’une histoire d’une page sur ce thème.

La maîtresse d’école de Doudou a demandé à ses petites élèves de questionner leurs papas au sujet de cet anniversaire et de trouver ce qu’ils aimeraient recevoir. Le papa de Louise a un souhait un peu surprenant, souhait qu’elle trouve gênant de partager avec sa classe. Il enchantera sa maîtresse mais soulèvera le doute chez ses amies Doudou et Marion.

La paix pour la fête des Pères. Histoires d'escaliers par Danièle Archambault

La paix pour la fête des Pères. Histoires d’escaliers par Danièle Archambault

Doudou en superhéroïne pour le Comic-con de San Diego.

Doudou en super-héroïne.

Doudou, personnage central et héroïne de ma série de bandes dessinées Histoires d’escaliers s’est transformée en superhéroïne le temps d’une visite au Comic-con de San Diego.

Je voulais conserver à mon petit personnage son cachet d’enfant francophone des années 1950. Mais quelle héroïne, Doudou, aurait-elle elle-même choisie comme modèle ? J’ai d’abord pensé à Fantômette, héroïne de la série de romans jeunesse, créée par Georges Chaulet. Bien qu’elle ne possède pas de superpouvoirs comme les héros américains, cette bonne petite écolière se transforme la nuit en une redoutable justicière masquée. Son costume, sous bien des rapports, fait penser à celui d’un petit page de nos histoires pour enfants : justaucorps jaune, cape noire à revers rouge, collants noirs, bonnet qui se termine par un pompon, ballerines rouges et bien sûr, un loup noir. Il ne faut pas oublier le poignard glissé à la ceinture. Un beau costume imaginé par la première illustratrice de la série Jeanne Hives. J’ai donc fait quelques croquis de Doudou en habit de Fantômette.

 

Doudou en Fantômette

Doudou en Fantômette

Mais il y avait un anachronisme qui me gênait. Alors que la série Histoires d’escaliers a pour cadre la fin des années 1950, le premier roman de Georges Chaulet est paru en 1961.

Je voulais aussi un personnage plus près de la réalité du personnage de Doudou. Même si le personnage est fictif, la série se situe dans un monde, lui, bien réel. Le personnage de Doudou est bien ancré dans la culture du Québec des années 1950, les dernières années de la Grande Noirceur. Je suis donc allée puiser dans le quotidien de Doudou pour la transformer en une héroïne qu’elle aurait pu elle-même imaginer. Elle est vêtue de ses vêtements de tous les jours, ceux qu’elle porte pour jouer dehors. Sa maman, excellente couturière comme bien des mères de son époque, lui a confectionné une cape bleue à l’extérieur (nous sommes au Québec, après tout) et jaune à l’intérieur pour bien contraster avec le rouge de son chandail. Coup d’oeil à sa culture française, elle porte un béret, celui de son uniforme de Jeannettes, sur lequel elle attache un écusson portant l’initiale de son prénom. Elle non plus n’a pas de superpouvoirs, mais comme elle a aux pieds ses patins à roulettes, sa grande vitesse est un atout majeur pour attraper les malfaiteurs.

C’est ainsi transformée que ma Doudou est allée visiter le Comic-con de San Diego. Et pendant que je dessinais à la table du Cartoon Art Museum de San Francisco, le portrait de Doudou superhéroïne se balançait au dessus du kiosque en compagnie d’autres superhéros, ceux-là bien américains…

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

 

Stairway Stories. Back to School!

Back to School? So soon?

(Pour la version française, cliquer ici)

Back to school time always comes too quickly for children. Even though, back in the 1950s, in Québec, kids went back to school only after LabourDay, in early September, Doudou and her friends are not happy about going back to school while they’re still enjoying the beautiful summer days!  Like all the other kids in public schools, they have to put on their school uniforms and walk to a brand new school year. They would rather keep playing…

Back to school? So soon?

Back to school? So soon?

Histoires d’escaliers. Rentrée scolaire

La rentrée scolaire ? Déjà ?

(English version, click here)

La rentrée scolaire arrive toujours trop vite pour les enfants. À l’époque de Doudou et Danny, elle n’arrivait pourtant qu’après la fête du Travail, au début septembre.  Même à l’école publique, il fallait remettre les uniformes, tuniques bleues et blouses blanches pour les filles, pantalons gris et chemises blanches pour les garçons. Cet uniforme nous semblait si chaud en ce début septembre souvent plus ensoleillé que les derniers jours de l’été.

La rentrée scolaire arrive toujours trop tôt pour les enfants.

La rentrée scolaire arrive toujours trop tôt pour les enfants.

 

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

La Saint-Jean-Baptiste, fête nationale du Québec…

Mais aussi la fête de tous les francophones du Canada.

En 1908, Saint Jean-Baptiste remplace saint Joseph comme patron des Canadiens français et en 1925, le 24 juin devient fête fériée au Québec.

Et à l’époque de Doudou et Danny, les principaux personnages de la série de BD Histoires d’escaliers, le clou du défilé de la Saint-Jean-Baptiste était le char allégorique sur lequel trônait un petit enfant blond et frisé, représentant saint Jean-Baptiste enfant, accompagné d’un petit mouton. Cet enfant faisait bien des envieux et des envieuses…

Louise, amie-ennemie de Doudou, fière de sa chevelure blonde et des boudins que sa mère lui fait tous les jours, ne peut s’empêcher d’exprimer son opinion à ce sujet…

Bonne Saint-Jean-Baptiste !

Bonne Saint-Jean-Baptiste !