Les petits souliers du jour de l’An.

Une coutume du 31décembre.

Au Québec, dans les années 1950, le temps des Fêtes s’étire jusqu’au 6 janvier.

[…] Le soir du 31 décembre, on se prépare pour le réveillon du jour de l’An. Encore une fois, on célèbre en famille, entre amis, entre voisins. Une grosse fête avec musique, chansons, danses, blagues et un festin traditionnel. Dès qu’on le peut, on couche les enfants, à plusieurs par lit, et la fête se poursuit entre adultes jusqu’au petit matin. Les enfants ont pris soin la veille, ou bien de suspendre un bas sur le côté de l’escalier, ou au-dessus du foyer, ou encore de déposer leurs petits souliers sous le sapin. Le matin du jour de l’An est marqué par la tradition de la bénédiction paternelle. L’aîné des enfants demande au père de bénir la famille. La tradition est encore respectée dans les années 1950, mais disparaitra graduellement dans les décennies suivantes. Le jour de l’An est la fête la plus importante du temps des Fêtes dans les familles canadiennes-françaises. Noël fut pendant longtemps une fête essentiellement religieuse, sans cadeaux. Le jour de l’An (la Circoncision) est une grande fête familiale marquée par un grand souper traditionnel, le souper du jour de l’An, qui a lieu habituellement chez les grands-parents, et la remise des étrennes.[…] Extrait de mon album BD Histoires d’escaliers. Une année de célébrations.

Dans ma famille, ce sont nos souliers que nous alignions sous le sapin de Noël, le soir du 31 décembre. Au matin, on y trouvait des fruits, des bonbons, des chocolats… Il n’y avait jamais assez de friandises à notre goût et un peu trop de fruits, comme dans cette histoire tirée aussi de l’album BD.

Petits souliers du jour de l'An. Danièle Archambault

Petits souliers du jour de l’An. Danièle Archambault