Histoires d’escaliers. Une célibataire chez Doudou?

Un nouvel album de la série Histoires d’escaliers? Une célibataire chez Doudou?

Les escaliers de Montréal inspirent beaucoup d’auteurs de bandes dessinées.

Depuis quelques jours, des lecteurs de mes BD et plusieurs proches me contactent au sujet de la parution d’un album de BD dont la couverture ressemble beaucoup à celles de ma série « Histoires d’escaliers ». « Est-ce ton nouvel album? Ta nouvelle série? » me demande-t-on? « Une collaboration spéciale, peut-être? »

Mais non. L’album en question, « La Célibataire », est le fruit d’une collaboration entre l’auteure québécoise bien connue India Desjardins et la dessinatrice française Magalie Foutrier. Une bande dessinée, certes, mais très différente de ma série « Histoires d’escaliers », lancée en 2010 et qui compte maintenant trois albums.

Je comprends bien la confusion, le questionnement. Cette nouvelle BD, malgré son format différent, est bien assortie aux miennes. Les couvertures ont comme un air de famille. Même composition avec le titre dans le feuillage, même plan général avec les personnages à l’avant-plan, même angle de vue avec point de fuite entre végétations côté rue et escaliers à l’assaut des façades de l’autre côté.

Mais on y reconnaît aussi la signature de deux artistes tant au niveau du style de dessin que de la palette de couleurs. Et que dire des escaliers? Je connais bien les rues et les escaliers de Montréal. Je les ai photographiés sous bien des angles… j’en ai fait de nombreux croquis… je les ai habités… Il ne s’agit ni de la même rue, ni du même quartier. Mes histoires ont pour toile de fond le quartier Villeray; les façades de maison, les escaliers de l’album « La Célibataire » évoquent un autre coin de Montréal.

Et, bien sûr, on n’a qu’à jeter un coup d’oeil à l’intérieur des albums pour constater que nos histoires décrivent des mondes bien différents. Ma série de BD « Histoires d’escaliers » met en scène deux jeunes enfants francophones, Doudou et Danny, voisins de balcons et d’escaliers, dans le Montréal de la fin des années 1950. Tant les dessins que les histoires documentent la langue et la culture du Québec, à la fin de la Grande Noirceur. Dans « La Célibataire », on retrouve les histoires amusantes du quotidien d’une jeune fille bien d’aujourd’hui.

On constate bien ici que les célèbres escaliers montréalais qui ont abrité tant de moments heureux de notre enfance sont également devenus une signature pour qui veut évoquer Montréal. Hier et pendant longtemps, « ville aux 100 clochers », comme le remarquait, entre autres, Mark Twain, Montréal est devenue la « ville aux escaliers » après que moult chercheurs leur aient consacré plusieurs études et que nombre d’artistes les aient croqués sous tous leurs angles et en toutes saisons.

Alors, je rassure mes amis et mes proches : mon prochain ouvrage vous sera annoncé à l’avance. C’est promis!

Bien amicalement,

Danièle Archambault.

 

2 thoughts on “Histoires d’escaliers. Une célibataire chez Doudou?

  1. Chère Danièle,
    Moi aussi j’avais remarqué la ressemblance frappante des couvertures! Tu fais bien de mentionner ce fait dans ton blog. Ton texte est très pertinent et plein de doigté! En plus de nous instruire sur le monde de la BD, sur la BD à Montréal… et sur Montréal tout court! Merci!
    Roseline

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