La fête de la Reine. Montréal 1950

La fête de la Reine dans la série de BD Histoires d’escaliers. Une année de célébrations.

Au Canada, la fête de la Reine marquait initialement l’anniversaire de la reine Victoria, née le 24 mai 1819. À partir de son décès en1901, le 24 mai devient la fête de Victoria. Le Québec a aussi célébré pendant longtemps (officiellement, à partir de 1920), à la même date, la fête de Dollard des Ormeaux, héros canadien-français. En 1957, le lundi précédent le 25 mai devient le jour où on célèbre l’anniversaire de la reine Elizabeth II et de tous les futurs monarques du Canada et la fête prend le nom de fête de la Reine.  Au Canada anglais, la fête a gardé le nom de Victoria Day. En 2002, le Québec a officiellement rebaptisé ce jour, la Journée nationale des patriotes, en l’honneur de la lutte des patriotes de 1837-38 au Bas-Canada.Pour compliquer un peu les choses, il faut souligner que l’anniversaire réel de la reine Elizabeth est le 21 avril, mais celle-ci fête officiellement son anniversaire en juin ! De nombreux anniversaires !

Au Québec, en 1959, ce jour férié est surtout appelé fête de la Reine. C’est ce qu’on retrouve sur les calendriers, les affiches, les documents officiels : Victoria Day, en anglais, fête de la Reine, en français. Ce n’est que dans les années 1970 que l’on verra un  regain pour l’appellation fête de Dollard.

En 1959, cette fête tombe le 18 mai et ce jour de congé est bien apprécié de tous, car il marque la première grande fin de semaine de l’été. C’est aussi l’occasion pour la maîtresse d’école de Doudou et de ses amies de leur parler de cette fameuse reine en l’honneur de laquelle, il y a congé d’école.

Voici la première page d’une histoire qui en compte trois. Un extrait du dernier album de la série Histoires d’escaliers :  Une année de célébrations

Fête de la Reine (1959). Histoires d'escaliers. Une année de célébrations. Danièle Archambault

Fête de la Reine (1959). Histoires d’escaliers. Une année de célébrations. Danièle Archambault

Pas de poissons d’avril à l’école. Reprise.

Pas de poissons d’avril à l’école !

(Une reprise d’une histoire publiée en 2014…)

Ce n’est pas qu’au Québec que le 1er avril est un jour dédié aux blagues, farces et attrapes de toutes sortes. Mais en Italie, en France, en Belgique, dans certaines régions de la Suisse et au Québec ce jour se passe sous le thème du poisson. Une blague simple, mais populaire consiste à accrocher subrepticement un poisson de papier dans le dos d’une personne. Lorsqu’elle s’en rend compte, on crie alors « Poisson d’avril ! »Tout le monde devient facilement complice à ce jeu et la victime peut parfois se promener bien longtemps avec ce poisson dans le dos avant de s’en rendre compte.

La coutume est très populaire auprès des écoliers qui adorent attraper leur enseignant. Il n’y a rien de plus drôle, n’est-ce pas, que de se moquer de l’autorité ?

Pourquoi ce préambule ?

D’abord, parce que j’habite aux États-Unis (USA) et qu’ici, si on adore faire des blagues le 1er avril (April Fools’ Day), la tradition du poisson attaché dans le dos est inconnue.

Deuxièmement, parce que la planche que je publie aujourd’hui a pour thème le fameux poisson de papier.

Les histoires de ma série « Histoires d’escaliers » ont pour cadre le Québec de la fin des années 50. À cette époque, les écoles publiques sont confessionnelles, catholiques pour les francophones. Les religieuses sont en général très strictes sur le respect qui leur est dû et sur le sérieux de leur école. Le 1er d’avril est un jour redoutable pour elles à cet égard. C’est pourquoi, à l’école de Doudou et Danny, il y a interdiction formelle, aujourd’hui, de jouer des tours, comme d’accrocher des poissons de papier dans le dos de qui que ce soit !

Mais il y a dans leur école ce tout petit poète. Un enfant au coeur tendre, à la tête remplie d’imagination. Ce n’est pas un rebelle, c’est un rêveur qui ne peut pas imaginer qu’on puisse interdire de s’amuser. Et c’est pour cette raison que cette consigne du 1er avril, il la prend au pied de la lettre : « Pas de poissons d’avril, à l’école ! »

Pas de poissons d'avril à l'école!

Pas de poissons d’avril à l’école!

Histoires d’escaliers. Balcons et personnages.

Histoires d’escaliers. Escaliers, balcons et personnages.

Un décor familier fait d’escaliers et de balcons, des personnages que l’on connaît bien, mais de toutes nouvelles histoires. Des histoires d’hiver. Des histoires qui racontent les tristesses et les joies de la vie d’un groupe d’enfants de Montréal dans les années 1950.

D’abord le cousin Michel:

Histoires d'escaliers. Le cousin Michel.

Histoires d’escaliers. Le cousin Michel.

Danny, le meilleur ami de Doudou, et son petit frère

Histoires d'escaliers. Danny et son petit frère

Histoires d’escaliers. Danny et son petit frère

 

Il y a aussi Marion, la grande amie, et Louise, l’amie-ennemie.

Histoires d'escaliers. Marion et Louise

Histoires d’escaliers. Marion et Louise

 

Et il ne faut pas oublier Doudou, le personnage principal.

Histoires d'escaliers. Doudou.

Histoires d’escaliers. Doudou.

Escaliers et balcons pour un nouveau projet BD

Montréal en hiver. Projet BD.

En plein coeur de l’été, alors qu’il fait très chaud, je travaille sur un décor pour un nouveau projet de bande dessinée. Et comme c’est à Montréal, ben, il y a des escaliers et des balcons.

Escaliers de Montréal. Projets BD.

Escaliers de Montréal. Projets BD.

Escaliers et balcons. Montréal.

Escaliers et balcons. Montréal.

Pour la fête des Pères ? Juste… la paix.

La paix pour la fête des Pères

De retour à Palo Alto, après un bref séjour à Montréal durant lequel j’ai participé au Festival BD de Montréal, je me replonge dans un projet qui devrait être terminé d’ici la fin de l’année: un album, en français seulement, regroupant une centaine d’épisodes de la série Histoires d’escaliers. Comme demain, ce sera la fête des Pères, voici les deux premières cases d’une histoire d’une page sur ce thème.

La maîtresse d’école de Doudou a demandé à ses petites élèves de questionner leurs papas au sujet de cet anniversaire et de trouver ce qu’ils aimeraient recevoir. Le papa de Louise a un souhait un peu surprenant, souhait qu’elle trouve gênant de partager avec sa classe. Il enchantera sa maîtresse mais soulèvera le doute chez ses amies Doudou et Marion.

La paix pour la fête des Pères. Histoires d'escaliers par Danièle Archambault

La paix pour la fête des Pères. Histoires d’escaliers par Danièle Archambault

Carême !

Le Carême, c’est le Carême !

Dernièrement, j’ai mis de côté la série Histoires d’escaliers pour me concentrer sur mon blogue-webcomic Une année sans alcool. J’y reviendrai à temps plein dès que l’album papier du web-comic sera terminé. Mais j’ai quand même trouvé le temps de faire cette planche dont j’avais écrit le script l’année dernière.  On y retrouve Doudou, son amie Marion, son amie-ennemie, la terrible Louise Valcourt et sa maîtresse de première année. À la fin des années 1950, au Québec,  le Carême n’était pas une option. Et c’était une affaire très sérieuse. Aucun bonbon n’était toléré, aucune friandise.  Rien de sucré, rien de doux, rien de… bon, n’était permis. À l’école, les écolières étaient surveillées par leurs maîtresses et par les autres enfants.

Historie de Carême par Danièle Archambault

Historie de Carême par Danièle Archambault

Cette histoire est basée encore une fois sur un souvenir d’enfance. Dans ce cas-ci, Doudou et Marion ont vraiment mal à la gorge et ces pastilles, qui effectivement ne goûtaient pas bon (elles étaient vertes et avaient un goût de médicament) étaient vraiment permises. Mais je me souviens d’une année où on a vu apparaître sur le marché des pastilles rouges au goût… de cerise. Soudainement, il y a eu une épidémie de mal de gorge pendant le Carême et la directrice de l’école a fini par interdire toutes les pastilles à l’école. Même celles qui avaient mauvais goût…

Joyeux Noël ! Cartes et vidéos.

Joyeux Noël !

Un mois de décembre très occupé cette année. Je n’ai pas eu le temps de faire une nouvelle carte pour Noël. Voici donc des cartes et des vidéos recyclés pour un Noël vert puisqu’il ne peut pas être blanc, cette année.

Je vous offre mes meilleurs voeux pour un beau Noël bien gai malgré la pluie qui tombe au Québec et à Palo Alto.

D’abord des souhaits de 2012…

Carte de Noël 2012 par Danièle Archambault

Carte de Noël 2012 par Danièle Archambault

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis 2013, une carte que vous pouvez aussi voir en vidéo:

 

Carte de Noël 2013 par Danièle Archambault. Personnages de la  série de bande dessinée Histoires d'escaliers.

Carte de Noël 2013 par Danièle Archambault. Personnages de la série de bande dessinée Histoires d’escaliers.

 

 

Doudou en superhéroïne pour le Comic-con de San Diego.

Doudou en super-héroïne.

Doudou, personnage central et héroïne de ma série de bandes dessinées Histoires d’escaliers s’est transformée en superhéroïne le temps d’une visite au Comic-con de San Diego.

Je voulais conserver à mon petit personnage son cachet d’enfant francophone des années 1950. Mais quelle héroïne, Doudou, aurait-elle elle-même choisie comme modèle ? J’ai d’abord pensé à Fantômette, héroïne de la série de romans jeunesse, créée par Georges Chaulet. Bien qu’elle ne possède pas de superpouvoirs comme les héros américains, cette bonne petite écolière se transforme la nuit en une redoutable justicière masquée. Son costume, sous bien des rapports, fait penser à celui d’un petit page de nos histoires pour enfants : justaucorps jaune, cape noire à revers rouge, collants noirs, bonnet qui se termine par un pompon, ballerines rouges et bien sûr, un loup noir. Il ne faut pas oublier le poignard glissé à la ceinture. Un beau costume imaginé par la première illustratrice de la série Jeanne Hives. J’ai donc fait quelques croquis de Doudou en habit de Fantômette.

 

Doudou en Fantômette

Doudou en Fantômette

Mais il y avait un anachronisme qui me gênait. Alors que la série Histoires d’escaliers a pour cadre la fin des années 1950, le premier roman de Georges Chaulet est paru en 1961.

Je voulais aussi un personnage plus près de la réalité du personnage de Doudou. Même si le personnage est fictif, la série se situe dans un monde, lui, bien réel. Le personnage de Doudou est bien ancré dans la culture du Québec des années 1950, les dernières années de la Grande Noirceur. Je suis donc allée puiser dans le quotidien de Doudou pour la transformer en une héroïne qu’elle aurait pu elle-même imaginer. Elle est vêtue de ses vêtements de tous les jours, ceux qu’elle porte pour jouer dehors. Sa maman, excellente couturière comme bien des mères de son époque, lui a confectionné une cape bleue à l’extérieur (nous sommes au Québec, après tout) et jaune à l’intérieur pour bien contraster avec le rouge de son chandail. Coup d’oeil à sa culture française, elle porte un béret, celui de son uniforme de Jeannettes, sur lequel elle attache un écusson portant l’initiale de son prénom. Elle non plus n’a pas de superpouvoirs, mais comme elle a aux pieds ses patins à roulettes, sa grande vitesse est un atout majeur pour attraper les malfaiteurs.

C’est ainsi transformée que ma Doudou est allée visiter le Comic-con de San Diego. Et pendant que je dessinais à la table du Cartoon Art Museum de San Francisco, le portrait de Doudou superhéroïne se balançait au dessus du kiosque en compagnie d’autres superhéros, ceux-là bien américains…

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.

Doudou superhéroïne. Daniele Archambault.